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Est-il dangereux de tirer en l’air?

Plusieurs fois je me suis posé la question suivante : lorsque on tire une rafale en l’air à la verticale ou à l’oblique, où vont les balles ?

On a peut être  tendance à l’oublier mais elles finissent bien théoriquement par retomber au sol , soit sur le lieu du tir ou à quelques centaines de mètres si le tir était oblique.

Dans ces deux cas, une balle en retombant a t ‘elle l’énergie nécessaire pour tuer quelqu’un ou le blesser sérieusement ?

Depuis le déclenchement de la révolution en Tunisie à la mi décembre 2010 jusqu’à présent, l’on n’arrête pas de tirer en l’air tour à tour dans  les pays arabes touchés par  le vent de  la  révolte.

Cela a commencé en Tunisie puis en Egypte par les tirs de sommation des militaires pour contenir le débordement des foules,   à la Lybie où cette fois les pro et anti Kadhafi tiraient en l’air au gré des victoires sans oublier le Yemen.

Pour illustrer ce phénomène voici une vidéo assez spectaculaire que j’ai prise sur les lieux mêmes d’un tir de feu de  sommation bien nourri par les militaires tunisiens.

Cela s’est déroulé pendant la fameuse journée du 20 Janvier 2011 lors de la manifestation devant le siège du RCD demandant sa dissolution.

Après quelques heures d’une ambiance pacifique et  bonne enfant , j’ai trouvé intéressant de filmer un sympathique monsieur en train d’improviser une musique à l’aide des restes de cornières ayant servi à fixer l’enseigne du RCD .

Je ne sais pas ce qui leur a pris, mais les soldats qui  formaient un cordon de sécurité devant le building à l’avenue Mohamed V ont commencé à tirer en l’air  avec furie, excédés sans doute par des manifestants voulant s’introduire dans l’enceinte du bâtiment.

D’ailleurs immédiatement après l’officier supérieur  ayant vu que ces jeunes militaires ont dépassé leur limites s’est jetté sur l’un deux pour qu’il arrête de tirer en l’air en le réprimandant comme un gamin gâté, scène irréaliste à laquelle je venais d’assister.

Mais hommage quand même à notre armée nationale qui essaie tant bien que mal à maintenir l’ordre et la sécurité après l’effondrement du régime déchu en Tunisie.

Plus d’informations sur la dangerosité de ces tirs, consulter cet article de slate.fr.

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La situation des réfugiés à la frontière tuniso-libyenne (Rass Jdir) s’aggrave

Fuyant l’insurrection en Libye, de nombreux réfugiés de plusieurs pays y compris Tunisiens, ont traversé la frontière tuniso-libyenne par le poste de contrôle de Rass Jdir vers la zone de transit prévue pour les acceuillir.

Les autorités tunisiennes doivent donc gérer un afflux massif de travailleurs Egyptiens,Chinois, Turques et du sous continent Indien préférant fuir l’ouest de la Libye par la route.

Le dispositif mis en place par le Croissant rouge tunisien, l’armée tunisienne, les bénévoles des villes avoisinantes a été renforcé par les équipes du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) pour accueillir, soigner, puis diriger ces réfugiés vers l’aéroport de Djerba ou les ports maritimes suivant le mode d’évacuation choisi par leus pays.

pont aérien egyptien

Mais d’après le responsable militaire de ces opérations, ce sont les transports aériens et maritimes qui ne suivent pas le grand flux des quelques 75.000 personnes ayant transité par la Tunisie.

La situation humanitaire de ces réfugiés est alarmante, mais apparemment l’armée a toujours le contrôle sur les évènements , mais jusqu’à quand ?